« Je me sens perdue… »
« Je me sens vide… »
« Je ne sais même plus qui je suis au fond de moi »
« Je ne me sens pas à ma place »
« J’ai l’impression de ne pas vivre ma vie »
Voici quelques-unes des phrases que j’entends le plus souvent en séance.
Et je sais, pour l’avoir vécu moi-même, à quel point se sentir perdue ou vide comme ça peut être douloureux.
En plus, quand on est dans cette sorte de brouillard mental, on se sent très souvent seule au monde et totalement incomprise des « autres ».
Si tu ressens ça aujourd’hui, rassure-toi :
Non, tu n’es pas seule. Des gens te voient et te comprennent. J’en fais partie.
Et oui, c’est normal de ressentir ce genre de choses à un moment ou à un autre de sa vie.
A travers cet article, je souhaite d’abord t’aider à comprendre pourquoi tu ressens ce vide à l’intérieur de toi, et comment faire une sorte de premier petit « état des lieux » pour ramener un peu de clarté en toi.
Mais je te parlerai aussi (et surtout) de ce qu’on oublie le plus souvent de te dire dans ces cas-là…
Mettre sur pause
Quand j’étais à ta place et que je traversais moi-même cette période brumeuse de perte de sens, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait : j’avais ENFIN dans ma vie des choses auxquelles j’aspirais depuis longtemps (le chéri, la maison, la campagne, le boulot, le calme, etc…), et c’est finalement à ce moment là que je me suis le plus sentie perdue !
Je me suis alors lancée tête baissée dans la recherche d’outils et de solutions, en oubliant la toute première étape : comprendre pourquoi je ressentais ça, comment j’en étais arrivée là !
Donc ne fais pas la même erreur que moi : mets tout sur PAUSE et commence par faire le point AVANT de vouloir trouver des solutions (et comment veux-tu trouver des solutions si tu ne sais pas quel est le problème ?!!)
Pourquoi je me sens perdue ?
J’ai listé ici quelques points essentiels, mais il peut bien sûr y en avoir plein d’autres. On est toutes différentes, on a toutes des vies différentes, donc les raisons peuvent l’être aussi. Mais quelque chose me dit que tu vas quand même t’y reconnaître 😉
Avoir toujours vécu pour les autres
Pendant des années, peut-être même pendant toute ta vie jusqu’à aujourd’hui, tu as peut-être été la personne sur qui tout le monde compte.
Celle qui dit « oui » même quand elle pense « non » ou « pas maintenant ».
Celle qui s’adapte, qui fait passer les besoins des autres avant les siens.
Peut-être que c’est comme ça depuis l’enfance, pour x ou y raisons, et que tu étais la petite fille sage, celle qui ne dérange pas. Ou encore, plus tard, dans ta vie professionnelle ou familiale, en étant la collègue, l’amie, la maman, la partenaire toujours présente, toujours disponible.
Et puis un jour, tu te rends compte que tu ne sais même plus ce que TOI, tu veux.
Ce qui te fait du bien.
Ce qui te fait vibrer.
Tu t’es tellement adaptée aux attentes extérieures que tu t’es perdue en chemin.
Ce n’est pas ta faute.
C’est juste que quand on passe sa vie à s’oublier, on finit par ne plus savoir qui on est.
Avoir traversé un burn-out et être maintenant dans le flou
Si, comme moi, tu es passée par le burn-out, tu sais à quel point ça te vide de ton énergie, de ta motivation, et même de ton identité.
Pendant des mois, ou plutôt des années, tu as tenu bon, en serrant les dents, en te disant que tu devais y arriver. Ton corps t’a envoyé des signaux d’alerte, mais tu n’as pas su les écouter, ou en tous cas, tu étais persuadée de ne pas avoir d’autre choix que de continuer comme ça. Et ton corps a dit stop.
C’est une période très compliquée à vivre, je ne le sais que trop bien. C’est quelque chose de violent, de culpabilisant, d’incompréhensible.
Aujourd’hui, tu vas mieux. Tu es sortie de cette phase d’effondrement, mais… tu te sens comme une coquille vide. Tu sais que tu ne veux plus retourner dans ce rythme effréné, mais tu ne sais pas non plus quoi mettre à la place.
C’est un entre-deux étrange, inconfortable : tu es là, debout, mais tu ne sais plus trop dans quelle direction avancer.
Être coupée de ses ressentis et de son corps
Se couper de son corps et de ses émotions n’est pas un choix conscient : c’est un mécanisme de protection, souvent mis en place inconsciemment au fil des années.
Plusieurs raisons peuvent expliquer cela :
- Un rythme de vie qui ne laisse pas de place aux ressentis : Quand on court après le temps, qu’on enchaîne les responsabilités et qu’on est en mode “pilote automatique”, on ne prend plus le temps d’écouter ce que notre corps nous dit. On fonctionne, mais on ne “vit” plus vraiment.
- Un passé marqué par des blessures ou des traumas : Lorsqu’on a vécu des expériences difficiles, notre cerveau peut apprendre à “anesthésier” certaines émotions pour éviter de souffrir. Résultat : on se sent détachée, vide, voire comme une spectatrice de sa propre vie.
- L’habitude de tout rationaliser : Dans notre société, on valorise énormément le mental et la réflexion. On apprend à prendre des décisions avec la tête et à mettre de côté ce que l’on ressent. Avec le temps, on finit par ne plus savoir écouter notre intuition et nos besoins profonds.
Notre corps est un véritable guide. Il nous envoie des signaux en permanence, que ce soit à travers les sensations physiques, les émotions ou même l’intuition. Mais quand on est coupée de lui, on passe à côté de précieuses informations sur ce qui nous fait du bien et sur la direction à prendre.
Se reconnecter à son corps, c’est retrouver une boussole intérieure.
C’est apprendre à ressentir ce qui est juste pour nous, à détecter les signes de fatigue avant l’épuisement, à écouter nos envies profondes au lieu de répondre aux attentes des autres.
Bref, c’est un pas essentiel pour retrouver du sens et reprendre le pouvoir sur sa vie.
Ramener de la sécurité et renouer avec ton corps
Quand on est perdue, on a souvent l’impression de devoir tout résoudre avec sa tête : réfléchir, analyser, trouver une solution.
Mais en réalité, ce n’est pas dans le mental que se trouve la clé, c’est surtout dans le corps.
Pourquoi ? Parce que sans un sentiment de sécurité intérieure, tout changement devient difficile, voire impossible.
Ton cerveau et ton corps ont besoin de se sentir en sécurité pour pouvoir fonctionner correctement (et donc aborder les choses avec clarté).
Comprendre la sécurité intérieure avec la théorie polyvagale
Bon, promis, je ne vais pas te faire un cours de neurobiologie. Mais cette théorie a profondément changé ma vie et elle est à la base de mes accompagnements, donc voici en 3 mots le plus important…
Notre système nerveux a trois états principaux :
- La sécurité : on se sent calme, en confiance, connectée aux autres, et capable d’agir. On a accès à nos ressources, nos idées sont claires et on ressent du plaisir dans ce qu’on fait.
- Le mode alerte : on est tendue, toujours sur le qui-vive (hypervigilance), agitée.
- Le mode repli (ou figé) : C’est comme si tout devenait flou, qu’on se sentait écrasée, fatiguée, déconnectée du monde. On peut avoir envie de fuir tout contact, de rester dans son lit et d’attendre que ça passe. On n’a envie de rien.
Quand tu te sens perdue (de manière prolongée) et que c’est douloureux pour toi, il est possible que ton système nerveux soit bloqué dans le mode alerte ou repli, qu’il n’ait plus accès au mode sécurité.
Le problème, c’est que dans ces états, on n’arrive pas à réfléchir clairement. Et c’est bien normal : le cerveau priorise la survie, pas les grandes réflexions existentielles.
Un thérapeute formé à la théorie polyvagale peut t’aider à comprendre ces mécanismes et à retrouver progressivement le tonus et la souplesse du système nerveux autonome, essentiels pour naviguer entre ces états avec plus de fluidité, selon tes besoins. Cela permet d’accéder plus facilement à un sentiment de calme, de sécurité et de clarté.
Rassurer la part de toi qui a peur
Quand on se sent perdue, il y a souvent une partie de nous qui souffre en silence : une partie qui a peur, qui se sent seule, qui ne sait pas comment faire face à ce que l’on vit. Cette partie, c’est ce que certains appellent l’enfant intérieur.
L’idée est simple : à l’intérieur de nous, il y a toujours cette version plus jeune de nous-même, qui a vécu des expériences marquantes et qui, parfois, continue à réagir avec les mêmes émotions qu’autrefois. Quand on se sent abandonnée, rejetée, pas à la hauteur… c’est souvent cet enfant intérieur qui exprime une vieille peur, une ancienne blessure encore présente.
Cet enfant intérieur a besoin de savoir qu’il n’est pas abandonné et qu’il est en sécurité.
Et ce besoin de réassurance peut être nourri à l’âge adulte. On peut apprendre à se parler avec plus de douceur, à reconnaître nos peurs sans les rejeter, et à s’apporter la sécurité qu’on attend parfois de l’extérieur.
Prends un moment, ferme les yeux, et imagine cette petite version de toi. Elle est là, peut-être triste, inquiète. Dis-lui simplement : « Je suis là. Je prends soin de toi. Ensemble, on va y arriver. »
Quand tu te sens perdue dans ta vie, et avant même de chercher des solutions ou des outils, prends le temps de sécuriser ton système nerveux et de rassurer ton enfant intérieur. Parce que c’est en te sentant apaisée que tu pourras enfin y voir plus clair.
Ce qu'on oublie souvent
Quand je me suis rendue compte que je me sentais complètement perdue dans ma vie et que je me demandais pourquoi je me sentais vide et inutile, comme je te l’ai expliqué plus haut dans cet article, je me suis précipitée sur des outils pour savoir comment remédier le plus rapidement possible à cette situation.
Ce n’est qu’en faisant appel à une thérapeute que j’ai VRAIMENT compris à quel point certains mécanismes de fonctionnement étaient ancrés en moi, et que j’ai réalisé certaines choses essentielles qui ne sont pas forcément abordées en développement personnel.
Ça prend du temps, et c'est ok
Le fait de ne pas savoir ce qui se passait en moi, de ne pas comprendre pourquoi je me sentais en souffrance, vide, inutile, pourquoi ce que je faisais dans mes journées me semblaient n’avoir aucun sens, c’était vraiment une sensation très désagréable et même difficile pour moi.
Je me sentais vraiment dans le brouillard, errant comme un zombi.
Je crois que le plus douloureux, c’était de me rendre compte que je ne savais plus qui j’étais vraiment au fond de moi.
C’était comme si je réalisais que la petite Emma, plus jeune, était partie pour être quelqu’un, et que le chemin avait tellement dévié en cours de route que celle que j’étais devenue n’avait plus rien à voir avec celle que j’aurai dû être.
Et du coup, la seule chose que je voulais, c’était que ça s’arrête et en sortir. Et Vite.
Mais en commençant ce travail sur moi, j’ai vite compris que ça n’allait pas se faire en un claquement de doigt, en quelques jours ou quelques semaines. On ne gomme pas si vite des années, des décennies de fonctionnement comme ça.
Ce qui m’a aidée :
Je voyais ma thérapeute tous les 15 jours. Je savais qu’elle allait me demander comment j’allais depuis la dernière séance.
Donc, pour ne rien oublier et aussi parce que je sais que le cerveau se concentre toujours uniquement sur ce qui ne va pas, sur ce qu’on n’a pas encore fait, etc… plutôt que sur les petites avancées du quotidien, je me suis créé un joli carnet des petits pas. Je l’ai customisé à ma façon, je l’ai rendu joli (parce que pour moi, c’est quelque chose d’important et qui m’aide) et je ne me forçais pas à y écrire dedans chaque jour, mais plutôt quand je me rendais compte d’un petit truc (un petit pas, donc…)
Par exemple, j’y ai noté :
- « Ce matin, j’ai réussi à respirer avec mon ventre ! »
- « Hier soir avant de m’endormir, j’ai fait une méditation guidée de 5mn et j’ai envie de recommencer ce soir »
- « J’ai réussi à dire à mon conjoint ce dont j’avais vraiment envie malgré le fait que dans ma tête, je me demandais ce que lui voulait, ce qui lui faisait plaisir, ce qui l’arrangeait. »
- « Je me suis autorisée à me lâcher la grappe et à ne rien faire pendant 2h parce que j’avais mal à la tête »
- « J’ai kiffé peindre un tableau en m’autorisant à ce qu’il ne soit pas parfait et en mettant des couleurs qui me plaisaient vraiment sans me soucier de ce que les gens allaient en penser »
- Etc…
Et quand ça n’allait pas trop, les jours où je me sentais chafouine ou autre, quand je n’arrivais pas à peindre un nouveau tableau, à méditer 5mn ou à dire ce que je voulais vraiment, ça me faisait du bien de me rattacher à ce petit carnet. En le relisant, j’avais comme des preuves que même si aujourd’hui, je n’y arrive pas, hier j’y suis arrivée et peut-être que demain, j’y arriverai à nouveau !
J’ai peu à peu intégré le fait que tout prend du temps et que les choses se font petit à petit, et de façon non linéaire aussi. Que je n’ai pas besoin d’être parfaite, ni tout le temps, ni dans tout ce que je fais.
Ralentir et écouter ses besoins
Une autre chose qui a été une découverte pour moi, tellement j’avais passé ma vie à m’occuper des autres : moi aussi, j’ai des besoins.
Oui, je sais, ça n’a pas l’air d’un scoop dit comme ça, mais pour moi, c’en était un !
Je veux dire par là que j’étais consciente d’avoir des besoins, bien sûr, mais uniquement des besoins primaires comme manger, boire ou dormir. Au-delà, c’était un peu une découverte. Et le fait que je les découvre et qu’ils aient une importance, ça, c’était carrément la découverte du siècle !
Les 3 autres révélations liées à ces besoins ont été :
- Pour les découvrir, je dois ralentir
- Immédiatement suivie de : J’ai le droit de ralentir
- J’ai aussi des besoins spécifiques (car je ne le savais pas encore à cette époque, mais je suis HPI et les personnes HPI ont aussi des besoins propres à elles).
Bref, j’ai réalisé que je ne m’étais jamais posé la question « De quoi j’ai besoin, là, maintenant ? ».
J’étais tellement dans l’action, dans le fait des faire des choses sans arrêt, d’être active, de remplir tous les temps morts pour prouver ma valeur que je ne m’étais jamais autorisée à ralentir et à me poser la question.
Par contre, je savais toujours très exactement de quoi les autres avaient besoin, par de soucis là-dessus ! 😂 (quitte à leur fournir sans qu’ils ne m’aient rien demandé, d’ailleurs !).
Ce qui m’a aidée :
Me poser la question, plusieurs fois par jour, « De quoi j’ai besoin, là, maintenant ? ».
Pas dans 6 mois, pas pour toute ma vie, mais tout de suite.
Pas pour faire plaisir à quelqu’un,
Pas pour paraitre bien,
Mais pour moi, « pour de vrai ».
C’est d’ailleurs un exercice que je continue bien sûr aujourd’hui encore, parce que les besoins changent, ils évoluent, et que ce sont ces petits besoins quotidiens, respectés au fil du temps, qui me nourrissent et me font me sentir bien dans ma vie.
Identifier ses valeurs profondes
Dans la même veine, une chose à laquelle je n’avais pas du tout donné l’importance qu’elle a en réalité, c’est le fait de connaître mes valeurs. Mes valeurs profondes et fondamentales.
Les valeurs, ce sont en quelques sortes des « grands principes » qui guident nos choix et nous donnent un sentiment de cohérence, de sens et d’utilité.
Et quand on ne les connait pas, on peut très bien mener une vie qui ne les respecte pas, et se sentir mal, perdue, sans même savoir pourquoi !
Alors bien sûr, je pensais les connaître, mais ce n’était en fait que des valeurs « de surface ». Parce que j’avais fait un peu comme tout le monde à l’époque : j’avais cherché une liste de valeurs sur internet, et j’avais surligné celles qui me semblaient essentielles à mes yeux.
Ce qui m’a aidée :
C’est finalement lors de mes formations, et en particulier celle pour devenir coach Ikigaï, que je me suis rendue compte à quel point les valeurs que je pensais importantes pour moi n’étaient en fait soit pas du tout assez précises, soit carrément fausses. Et que j’ai commencé à vraiment les identifier.
Et à comprendre que ce genre d’exercice n’est pas là seulement pour les lister avec de jolies couleurs sur une feuille A4, mais que connaître ses valeurs profondes, c’est avoir une boussole pour nous indiquer le meilleur chemin à suivre pour nous.
Et que c’est en honorant nos valeurs le plus souvent possible qu’on se nourrit et qu’on s’enrichit, et que notre vie retrouve du sens.
Je te conseille donc, si tu veux retrouver du sens dans ta vie, de travailler tes valeurs en profondeur, et le mieux, c’est de faire appel à un professionnel pour t’y aider (ça peut se faire en 1 ou 2 séances).
Douceur et bienveillance
Une autre chose que j’ignorais à l’époque et qui a été une sorte d’électrochoc, c’est de réaliser à quel point j’étais dure avec moi-même.
Je savais que j’étais exigeante, envers les autres parfois, envers moi absolument toujours.
Mais je n’avais pas réalisé à quel point j’étais dure.
J’avais aussi une mauvaise représentation de la douceur : dans ma tête, j’associais ça avec la gentillesse en excès (le fameux « trop bon trop con » !).
Mais en fait, non seulement je ne savais pas être gentille avec moi, mais en plus, être douce représentait bien plus que ça.
Ce qui m’a aidée :
Ça peut sembler bateau, mais c’est la vérité : c’est en discutant avec une amie, et en réalisant de quelle façon je lui parlais à elle, par rapport à la façon dont je me parlais à moi.
Je m’explique : une amie sophrologue est passée chez moi et après le systématique « ça va », elle a finalement rapidement lâché qu’elle se sentait nulle parce qu’elle n’arrivait pas à trouver un job alimentaire pour quelques mois, juste pour rentrer un peu d’argent en attendant que son activité de sophrologue décolle vraiment.
Je me suis entendue lui parler…
« Mais n’importe quoi, tu n’es pas nulle ! Ce sont les employeurs qui te refusent un poste qui sont nuls ! Ils ne savent pas de quelle perle ils se privent !
Tu te rends compte de tout ce que tu as fait en 2 ans ? Tu as réussi à suivre ta formation (et franchement, j’étais avec toi, et elle était dure !), à passer ta certification, à faire tes premiers accompagnements dans la foulée, etc … Et ça ne fait que quelques mois, que tu cherches… Etc…»
« Et tu sais, depuis le covid, faut pas croire : les entreprises galèrent grave, c’est pas toi le problème. Etc… »
Quand elle est partie, j’ai eu comme un flash : j’ai réalisé que j’étais dans exactement la même situation qu’elle, mais les mots que je m’étais adressés les jours précédents n’étaient pas tout à fait les mêmes…
Comme elle, j’avais ma formation de sophrologue, ma certification, mes premiers accompagnements.
Comme elle, je recevais tous les jours des lettres de refus à mes candidatures pour un job alimentaire.
Mais moi, ce que je m’étais dit, c’était :
« Tu n’es vraiment qu’une bonne à rien. Même pas foutue de trouver un boulot en CDD !
C’est pathétique… Faut vraiment que tu le bouges, ton gros cul !! ».
Quand je relis ce que je viens d’écrire, je me rends à nouveau compte de la violence dont je faisais preuve envers moi-même…
Mon dernier conseil pour toi sera donc celui d’être douce et bienveillante envers toi-même et de te parler comme tu parlerais à ta meilleure amie si elle se sentait aussi perdue que toi en ce moment.
Pour moi, la douceur, c’est beaucoup plus que de la simple gentillesse : c’est être à l’écoute, c’est de la patience, de la bienveillance, c’est s’accorder du temps, le droit à l’erreur, c’est vraiment plein de choses à la fois !
Voilààààààà ce que je souhaitais te dire à toi, chère lectrice qui te sent un peu perdue et qui ne sait pas par où commencer.
J’ai volontairement fait exprès de ne pas te donner une checklist à suivre point par point pour t’organiser et y voir plus clair, tout simplement parce que pour moi, le vrai travail n’est pas là…
Pour moi, il y a effectivement des étapes à suivre (ramener de la sécurité en toi, renouer avec ton corps, accepter que les choses prennent du temps, travailler tes besoins et tes valeurs, être douce et bienveillante envers toi-même), mais on n’est pas sur un tuto pour apprendre à poser du carrelage.
Donc je ne te donne pas de choses à faire.
Je te donne des choses à vivre !
Si tu veux les vivre pleinement et retrouver une vie qui as du sens pour toi et que tu kiffes, sache que mon agenda est ouvert pour le moment, alors n’hésite pas à prendre un rendez-vous !
Avec toute mon affection,
Emma