Je ne sais pas toi, mais moi, quand je me suis rendue compte que je rajoutais des choses que je venais de faire sur ma to-do liste, juste pour les barrer immédiatement et avoir une sensation de travail accompli… je me suis dit que j’étais grave en fait !
Je suis passée de « je note des trucs pour ne pas oublier de les faire » à « Je rajoute des choses et je les raye pour que ça me fasse du bien ».
On s’est un peu égarées, non ?!
Bref, si toi aussi tu as une to-do que tu n’arrives jamais à finir et qui se reporte de jour en jour, et que tu n’arrives jamais à ralentir ou à te poser sans culpabiliser, cet article est pour toi !
1. Ce qui se cache derrière la to-do liste
Je ne veux pas te parler ici d’organisation, ni de comment mieux gérer ta to-do.
Je pense que tu es une grande fille et que tu sais très bien ce que tu as à faire…
Ce que je veux aujourd’hui pour toi en lisant cet article, c’est plutôt un petit basculement de regard.
Parce que le problème, c’est pas la to-do liste, c’est ce qu’on cherche derrière.
C’est qu’on s’est construites avec l’idée qu’on devait faire plus pour valoir assez.
Derrière chaque case cochée, on cherche un peu de légitimité, un peu de permission de souffler.
« J’ai fait ça, donc je mérite de… »
Mais comme la liste ne se termine jamais… Tu n’as jamais le droit de te poser ! C’est ton devoir de continuer.
Ou alors, si tu te poses, tu culpabilises de le faire.
Et c’est là qu’il est le lien entre to-do, pause et culpabilité : dans le droit qu’on a ou qu’on se donne.
2. Lien entre to-do, pause et culpabilité
Difficulté à faire une pause
Pour le lien entre to-do et pause, je vais te donner une métaphore : c’est comme si tu courrais un marathon sans ligne d’arrivée.
A chaque fois que tu veux t’arrêter, il y a une voix qui te dit « pas encore ! Tu ne l’as pas mérité ! Tu n’es pas à la fin ! »
Mais en fait, personne ne te dit quand c’est bon, personne ne te dit quand c’est, cette fin. C’est à toi de poser ta ligne.
Tu as le droit de te poser, que tu aies fait plein de choses ou pas une seule.
A partir du moment où tu en as besoin, tu es as le droit. Mais encore faut-il savoir identifier ses besoins…
Le sentiment de culpabilité
Quand tu arrives à te poser parce que tu es crevée mais que la culpabilité s’invite, il y a plein de raisons derrière :
- Dans nos modèles d’éducation, on valorise l’utilité et même le sacrifice
- Parce que tu as peur de passer pour une faignante ou une égoïste (moi, c’était ça, ma hantise !)
- A cause de toutes les injonctions à être performante (même dans le soin de soi, d’ailleurs !)
- Et souvent, rester active = éviter les émotions qui remontent quand on se pose.
- Faire te donne une impression de contrôle. Et t’arrêter, ça te confronte.
Alors que tu as le droit de te poser (ça, je l’ai déjà dit), mais tu as aussi le droit de te poser sans culpabiliser.
Tu es un être humain, tu as des besoins et tu as le droit de répondre à tes besoins.
Et non seulement tu en as le droit, mais en plus, c’est en répondant à tes besoins que tu te sentiras bien dans ta vie, bien dans ta tête et bien dans ton corps.
Tu as le droit de te poser
et tu as le droit de te poser sans culpabiliser
3. Comment je peux faire une pause sans culpabiliser ?
Après, bien sûr qu’on a toutes des obligations et des impondérables. Je ne dis pas le contraire !
Ce que je dis, c’est qu’à partir du moment où absolument tout est une obligation ou un impondérable, c’est que quelque chose ne va pas. Et qu’il faut se faire aider.
Donc si tu as en permanence une to-do liste longue comme un ticket de caisse, avec des choses qui se reportent sans arrêt de jour en jour, et que tu culpabilises dès que tu te pauses ou que tu n’arrives pas à ne rien faire, je te propose ceci…
Les questions à se poser
Avant de réaliser une tâche, pose-toi ces 4 questions :
- Est-ce vraiment à moi de le faire (et tu peux ajouter ici « pourquoi ? »)
- Est-ce que quelqu’un peut m’aider à le faire ?
- Que se passe-t-il si je ne le fais pas ?
- Ça me donne de l’énergie ou ça m’en prend ?
Fais le en toute sincérité et objectivité.
Tu verras que déjà, ça te permettra d’épurer un peu les choses, et tu pourrais être surprise de ce que tu vas réaliser…
L'exercice du rien
Une autre chose que tu peux faire aussi, c’est un truc qui, avant, m’était complètement impossible, alors qu’aujourd’hui, c’est devenu plus qu’indispensable pour moi. Ça a changé mon rapport au temps, à moi, à ma culpabilité…
C’est quoi ? Je t’invite à prendre 5mn dans ta journée. Juste 5mn chrono (pas de panique, il t’en reste 1435 autres !).
Tu coupes tout, tu t’assois et tu ne fais rien.
Juste, tu respires et tu es là. Et tu laisses venir ce qui vient.
Tu peux ensuite noter ce que ça a réveillé en toi :
- Est-ce que tu t’es sentie bien ?
- Est-ce que tu t’es sentie coupable ?
- Est-ce qu’une petite voix dans ta tête s’est manifestée ?
- Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?
Et là, je peux te dire que tout est intéressant : c’est un exercice pour écouter ce qui t’empêche de t’arrêter. Et c’est par là que tout commence.
Tu peux recommencer l’exercice chaque jour tant que c’est inconfortable pour toi.
Et quand tu y parviens, tu peux passer à 10mn. Puis à 15mn. Et puis… Pourquoi pas 30mn ? (soyons fou ! 😂)
L’idée, c’est que le vide n’est pas une perte ou quelque chose à combler, c’est un espace fertile.
C’est dans le rien que les idées reviennent, que l’énergie se recharge, que la clarté arrive.
Ces moments creux sont les seuls endroits où on ne scrolle pas, où on ne répond pas, où on ne coche rien.
Et ne me dis pas que c’est pas vrai, parce qu’on a toutes trouvé des réponses existentielles ou des idées de génie quand on était sous la douche !
Le cerveau est soulagé de la pression immédiate et il se remet à penser librement. Il s’autorise à vagabonder, à reconnecter des éléments entre-eux, il devient fertile.
Alors fais comme lui : autorise-toi.
Voilou ce que je tenais à te dire aujourd’hui sur le fait de se poser, de ralentir, et de le faire sans culpabiliser.
Tu n’as pas besoin de cocher toutes les cases de ta to-do pour avoir le droit de souffler.
Si tu te reconnais dans ce que j’ai partagé ici, et que tu sens que ça ne se joue pas seulement dans l’organisation mais bien plus en profondeur, alors sache que tu n’as pas à avancer toute seule avec ça.
Je propose un accompagnement en séances individuelles, où on vient travailler ensemble sur ces schémas qui t’épuisent et t’empêchent de te poser sereinement.
Si tu en ressens le besoin, tu peux réserver directement ta première séance avec moi : on commencera là où tu en es, simplement.
Avec toute mon affection,
Emma