Chaque année, quand on parle de bonnes résolutions, de nouveau départ, de renouveau, on pense au mois de janvier.
Mais franchement, dans le style, je trouve que le mois de septembre, il se pose là !
Je trouve qu’entre le fait d’être un peu blasée parce que les vacances sont finies et qu’il faut reprendre le boulot, toutes les choses qu’on a à faire et à penser, et cette sensation que tout est urgent et qu’on doit tout faire nickel chrome, c’es un peu violent, quoi…
Donc si toi aussi, tu es la reine des post-it et que tu as l’impression que le bénéfice de l’été disparait en 3h de reprise, cet article est pour toi !
1. Pourquoi on se sent toujours débordée ?
Trop d’onglets ouverts dans la tête
Je pense qu’on est sacrément nombreuses à avoir cette sensation d’avoir 20 onglets ouverts simultanément dans la tête, comme sur son ordi.
On est des femmes, on a l’habitude de faire plein de choses à la fois (on n’est pas mono-tâches).
Même si je dis pas que c’est bien, hein, même si je ne valide pas du tout cette habitude, elle est réelle.
On a grandi comme ça et aujourd’hui, on est souvent celle qui doit penser à tout, pour tout le monde, et en même temps. Et vite en plus.
Une question de pression
Mais ce que j’ai souvent remarqué, que ce soit chez moi ou chez les clientes que j’accompagne, c’est que le soucis, c’est qu’on croit qu’on est débordées à cause de tout ce qu’on a à faire. Alors qu’en fait, la sensation d’être débordée, elle est plutôt liée au sentiment d’urgence permanent.
Ce que je veux dire par là, c’est que c’est pas forcément une question d’organisation, mais plutôt de pression interne qu’on se met.
Je te dis ça parce que c’est souvent l’axe de l’organisation que tu vas chercher à améliorer chez toi quand tu pètes un plomb à force d’être débordée. C’est souvent par là que tu commences.
Et c’est logique, hein : tu es débordée parce que tu as trop de choses à faire, donc tu essaies de les organiser différemment pour en avoir moins à faire. Jusque là, je te suis.
Mais ! Si tu t’arrêtes là, ça va s’améliorer un temps et ça va recommencer. Peut-être pour d’autres choses, mais ça va recommencer.
Je pense que l’étape suivante, celle qui te permet d’aller plus loin que ça et de vraiment te soulager, c’est plutôt de travailler sur la pression que tu te mets, et pourquoi tu te mets une telle pression. C’est en tous cas par là que je commence dans mes accompagnements…
2. Le piège du mode urgence et comment il nous tient
Parlons donc de cette urgence…
L’urgence donne l’illusion d’exister
Quand on court partout, on se sent « utile », « importante », « demandée ». Ça rassure l’égo.
« Si je suis débordée, c’est que je sers à quelque chose »
« Si j’ai pas une minute à moi, si on me sollicite beaucoup, c’est que je suis indispensable »
Mais au fond, souvent, c’est une peur du vide, de ne plus savoir qui on est si on arrête de faire.
L’urgence stimule le cerveau
Quand on se sent pressée, le corps produit des hormones de stress (cortisol, adrénaline, …) et ça dope l’attention à court terme.
Tu deviens plus concentrée, plus réactive, tu coches des trucs sur ta to-do.
Et bim : ton cerveau te récompense avec un petit shot de satisfaction.
Tu t’habitues à ce mode de fonctionnement. Et tu y reviens dès que tu lèves le pied. Bref, ça nous rend complètement accro !
La sensation d’urgence évite le face à face avec soi
Alors je sais que ce que je dis, parfois, ça pique un peu. J’en suis consciente…
Mais quand tu es dans l’action, tu n’as pas le temps d’écouter ce qui se passe en toi.
– La fatigue, tu l’ignores.
– Les besoins, tu les ranges.
– Les émotions, houla… Trop risqué, t’as pas le temps.
Du coup, l’urgence devient une armure. Elle t’évite de ressentir. Elle te « protège », tout en t’épuisant.
Un schéma très ancré
Souvent, ce mode « vite, vite, vite ! », on a été élevées avec en fond sonore.
« Faut se dépêcher »
« faut bien faire »
« faut pas trainer »
« faut faire plaisir »
Et surtout « Si tu t’arrêtes, tu es faignante/égoïste/pas fiable/pas sérieuse/pas pro ».
Donc dès que tu ralentis, il y a toujours une petite voix intérieure qui se fait entendre, et hop, tu replonges dans l’agitation.
C'est valorisé socialement
Tu as forcément déjà entendu quelqu’un dire (ou tu le dis peut-être toi-même) « Je suis débordée, j’ai 1000 trucs à faire ».
Comme si ça méritait une médaille.
Inconsciemment, on identifie l’urgence comme une forme de réussite ou de reconnaissance.
Bref, cette pression que tu te mets et qui te conduis à ce sentiment d’urgence permanent, elle :
- Donne l’illusion de maîtriser
- Evite le contact avec les émotions
- Nourrit l’estime de soi sur de fausses bases
- Et en plus, elle est encouragée socialement
Et au final, c’est pas qu’on aime courir partout, qu’on aime être débordée : c’est qu’on ne sait plus faire autrement !
C'est pas qu'on aime courir partout en mode urgence,
c'est qu'on ne sait plus faire autrement...
Donc des raisons, je ne vais pas t’en lister ds centaines, d’abord parce que je pense qu’il y en a un nombre infini, mais surtout parce que je ne veux pas te donner des raisons supplémentaires de t’auto-flageller (je pense que tu t’auto-flagelles déjà bien assez comme ça 😂!).
3. Comment sortir du mode urgence
Ce que je tiens à te dire, d’abord, c’est que même si tu fonctionnes comme ça depuis longtemps, ou même depuis toujours, c’est tout à fait possible de sortir de ce mode de fonctionnement d’urgence pour ne pas finir épuisée ou en burn-out.
Ça se fait par petites touches, et c’est très exactement ce que je propose dans mes accompagnements.
Alors là, on n’est pas en accompagnement, mais je vais quand même te donner 6 pistes à creuser pour te soulager de ce sentiment d’urgence et d’étouffement.
Comprendre, prendre conscience de ton mode urgence
Tu ne peux pas sortir d’un truc que tu ne comprends pas.
Alors première étape : t’en rendre compte.
– A quel moment tu bascules dans l’agitation ?
– Quels sont tes signaux corporels ?
– Essaie de repérer quand tu te dis « Vite ! », « il faut que », « j’ai pas le temps ! »
Ça, c’est déjà énorme. Parce que tu mets de la conscience là où c’était automatique.
Y aller par petites touches
Tu n’es pas obligée de tout arrêter, de devenir quelqu’un d’autre ou de tout révolutionner chez toi du jour au lendemain.
Le but, c’est pas non plus de devenir un mix entre une influenceuse bien-être et un moine bouddhiste !
Mais tu peux tester des petites choses sur ton quotidien.
Par exemple :
- Boire ton café sans téléphone
- T’assoir 2 minutes entre 2 tâches et respirer
- Te demander plusieurs fois par jour ce que tu ressens à ce moment précis
Parce qu’en fait, c’est pas grave d’être en mode urgence. C’est juste que si tu vis dedans tout le temps, tu ne sais même plus ce que ça fait d’être tranquille. Et ça, c’est plus embêtant…
Redéfinir ce que tu crois urgent
Souvent, ce qu’on appelle urgent… Ne l’est pas !
Mais notre cerveau, à force de fonctionner toujours à fond, ne fait plus la différence. Et il transforme tout en urgent.
Là, tu peux te poser des questions simples :
« Qu’est ce qui va se passer si je ne le fais pas tout de suite ? »
« Est-ce que c’est vraiment grave si je ne fais pas ça ? »
« Est-ce qu’il y a un danger concret à ne pas le faire ? »
Et en parlant de danger, on en arrive au plus important selon moi…
Revenir au corps
C’est que l’urgence, c’est un mode qui vit dans la tête. Je te rappelle que tu te mets la pression et que ton mental s’emballe.
Et pour sortir du mental, on fait comment ? On revient au corps (Oui, oui, celui que tu oublies sans arrêt et auquel tu ne prêtes attention que quand il te fait mal, celui-là même… 😂).
C’est par exemple :
- Respirer profondément et avec le ventre
- Sentir tes appuis, ton poids, ta chaleur
- Marcher doucement
- Ralentir tes mouvements
Apprendre à tolérer le vide
Quand tu t’arrêtes, et pour toutes les raisons qu’on a vu au début, il peut y avoir de l’ennui, de l’inconfort, des émotions qui viennent.
Et ça, souvent, c’est pas super confortable parce qu’on n’a pas l’habitude donc on l’évite.
C’est d’ailleurs un sujet dont on parlera plus en détail dans le prochain article.
Mais il y a une dernière chose importante que je veux te dire et qui est une piste à creuser…
T'autoriser à ne pas être toujours performante
Et ça, c’est probablement le plus dur.
L’urgence se nourrit de la croyance que tu dois mériter ton repos, ta place, ta valeur.
Alors qu’en fait, quand tu commences à croire que tu peux exister même quand tu ne produis rien, c’est là que tu sors vraiment du mode urgence.
Voilou ce que je tenais à te dire pour aujourd’hui.
Vivre en mode urgence, ça épuise. Mais la bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas une fatalité. Même si tu as fonctionné comme ça depuis toujours, tu peux petit à petit retrouver un rythme plus doux, plus respirable.
Ça commence par de toutes petites choses : remarquer tes signaux, ralentir quelques minutes, questionner ce qui est vraiment urgent… Et surtout, t’autoriser à ne pas être en performance constante.
D’ailleurs, tu n’as pas besoin d’attendre d’être au bout du rouleau pour t’autoriser à demander de l’aide.
Si tu veux vraiment sortir de ce mode urgence et remettre du calme dans ton quotidien, je t’accompagne avec des outils concrets et adaptés à toi.
Tu peux réserver ton rendez-vous directement en ligne, et on démarre ensemble.
Avec toute mon affection,
Emma